jeudi 4 août 2011

Jeudi 4 août 2011 : mise en mots

où, en quelques minutes et quelques pas, à peine, la magie s'amène, l'air de rien, et que je crois en mesurer la chance, et que je sais à quel point vous en mesurez, vous quatre, avec simplicité, la chance.
Ne jamais être sûre, c'est aussi cet état-là, de funambule, qui est bon.
N'être sûre de rien sauf de l'élégance des esprits qui sont là, présents sous l'espace de la yourte, élégance qui sonne comme une promesse, toujours, d'instants uniques.
On est là, dans notre bulle de yourte, à chercher du sens, à tenter de dire le sens, de défroisser des bribes , pour commencer.
C'est un peu fou,
c'est carrément essentiel.
Il faut
chercher en soi
creuser
toucher juste
chercher l'épure
ne pas trop chercher peut être ...
et regarder ça, ensemble, sur un drap accroché aux treillis de la yourte :

extrait de Café Müller, de Pina Bausch 


puis écouter vos mises en mots, à vous, vous trois seulement, puisque notre C. n'a pu être là ce soir ...


"Intimité                                 confort
                                                               confiance en chacun                                    amitié                     continuer
 jouer
 tourner
merci"
       V.



"Mon esprit était clair grâce à notre séance d'hier soir. Antigone le personnage était resté dans un coin de ma tête, aussi, me fallait-il y penser, et celui-ci surgissait.
Ce personnage est entier et permet, m'a permis, non pas de penser à des attitudes, mais d'évacuer les mauvaises ondes. Je me suis retrouvée dans une bulle, c'était comme si ce qui m'entourait devenait infini.
Le théâtre. Les paroles, les sensations, l'expérience et le ressenti, le rôle et que celui-ci nous envahisse, nous habite.
Car au fond que l'on se retrouve ou non dans un personnage, le premier état est que l'on se cherche.
Le théâtre n'est pas une histoire. Le début est redoutable, par le fait que c'est un art complexe parfois un don, puis les péripéties avec les répliques, les défis personnels, et les rencontres aussi humaines que celles imaginées avec les personnages.
Mais une fois un pas fait dans le théâtre, le talon ne peut faire demi-tour. Qu'on soit convié à être ou non le protagoniste d'une pièce, nul individu ne pourra arrêter ce que le théâtre donne.
Non, ce n'est pas une histoire, c'est un chemin.
Avec des indications, des barrières et des guides.
Les averses de joie, les fondus de larmes.
C'est un chemin qui mène toujours un peu plus à prendre conscience de ce qu'est l'existence de chacun, en passant par une scène qui ne l'oublions pas n'est qu'à une marche de la réalité."
A.S

"en venant ici, je me demandais ce qu'on allait faire. Quand j'ai appris le projet de Céline, celui de travailler Antigone, je me suis dit : "Oh non ! Pas ça ! (A. a de mauvais souvenirs de ce texte tellement décortiqué en classe de collège !)
En même temps, je me suis rappelée le plaisir que j'avais eu à lire cette pièce. J'avais tout de suite apprécié le personnage d'Antigone, je voulais jouer cette jeune femme qui me ressemble par certains aspects.
J'aimais ceux qu'elle aimait, je vivais ce qu'elle vivait. Je comprenais ses sentiments, ses émotions. Parler ensemble de cette pièce m'a fait voir qu'on pouvait trouver une nouvelle approche, sans parler d'obligation ni de labeur, mais de plaisir.
C'est très fort de partager ces moments, très important pour moi, avec un petit groupe d'amis pendant des instants de convivialité, de réflexion, de joie. C'est une sensation de bien-être, de redécouverte également. Antigone est belle, en toute simplicité, malgré sa peur de la mort, le courage est sa force et sa plus grande beauté !"
A.

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