samedi 6 août 2011

Vendredi 5 août : où la fin de la résidence promet d'évidents lendemains

Trois soirs qui sont allés crescendo, même si je pouvais imaginer, de vous à moi, le meilleur, il arrive que, parfois, certains moments glissent un peu vers le bas pour mieux remonter ensuite
non
nous n'avions que trois petits soirs,
mais aussi trois longues soirées
et elles sont allées crescendo

dernier soir donc
faire le vide d'abord, en écoutant,
autour de la yourte
le vent
danser les feuilles sur le bitume

vous faire le personnage du Prologue
vous raconter l'histoire d'Antigone

vous écouter
elle en Nourrice
lui en Ismène
elle en Antigone

vous refiler les débuts de Sophocle
dans la traduction mise en scène il y a quelques semaines à Avignon
par Wajdi Mouawad (ce nom forcément qui a sonné entre vous comme un jeu !)

se gaver des divins cookies de V.
se griller au camping-gaz les marshmallows d'A.S
puis,

 en linges de coton blanc trouvés ça et là
 danser sur Ionatos



et travailler
Hémon
lui trouver sa belle légèreté
ne pas trop chercher
en baver un peu, mais c'est pas grave
c'est que ça travaille, ou que ça détravaille le cerveau, le corps

et travailler
Antigone
lui défaire un peu de sa gravité
se défaire du lyrisme, de l'emphase
comme baisser d'un ton


A. et moi échangions des regards qui disaient que le chemin pris par V., oui, commençait tout juste d'être le bon quand Hémon a commencé de surgir, par petites bribes,

A. et moi avons assisté à l'éclosion de l'Antigone d'A.S
c'était juste pur, c'était juste ça
c'était profondément beau, profondément beau , profondément ...

et puis
c'était l'heure de
 repartir,
gaiement,
comme une bande de voleurs ...



une bande qui n'a pas fini, c'est sûr, de comploter  !

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